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Projet de loi sur la consommation : Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation rend visite à Prêt d’Union

Benoit Hamon

Un ministre pour un crédit plus responsable

Le 23 janvier dernier, Prêt d’Union a eu l’honneur d’accueillir dans ses locaux Benoît Hamon, ministre délégué à la consommation.

Dans le cadre de ses fonctions, Monsieur le Ministre veille à la protection des consommateurs et au respect des relations commerciales. Il prépare pour l’été 2013 un projet de loi sur le crédit à la consommation.Benoît Hamon entend lutter contre le surendettement en agissant notamment sur le crédit renouvelable (pour rappel, il s’agit d’une réserve d’argent, accessible à tout moment, qui se renouvelle partiellement au fil des remboursements).

La loi Lagarde, revolving-killer

Depuis la mise en application de la loi Lagarde en 2010, le poids du crédit revolving a  fortement diminué (moins 2 millions en 2011 selon l’Association des Sociétés Financières), réduisant ainsi le risque de surendettement. Concrètement, la loi limite la durée maximum d’emprunt des crédits revolving (36 mois pour moins de 3000€, 60 mois pour un montant supérieur). «  La loi Lagarde a eu des effets positifs. Elle a permis de recentrer les crédits renouvelables sur de faibles montants. Ces prêts n’ont pas vocation à atteindre 12.000 eurosmais à financer de petites dépenses ponctuelles  », confirme Benoît Hamon. Le ministre entend bien renforcer cette tendance car selon lui «  Il y a un réel défaut d’information du consommateur, qui continue à souscrire, dans la majorité des cas, un crédit renouvelable. Nous souhaitons modifier la loi afin qu’il soit obligatoire pour les lieux de vente de proposer un crédit amortissable en alternative à un crédit renouvelable, pour tout achat supérieur à 1.000 euros  »

Le fichier positif, pierre angulaire de la lutte contre le surendettement.

 De plus, Benoît Hamon défend la mise en place du « fichier positif » déjà présent dans pratiquement tous les pays développés. Grâce à ce fichier, les banques seront contraintes de signaler systématiquement chaque nouveau prêt octroyé à un particulier. Ainsi, les établissements de crédit pourront immédiatement vérifier le niveau d’endettement de leur client et décider de ne pas leur octroyer un prêt si leur situation risque de basculer dans le surendettement. Le système a déjà fait ses preuves en Belgique où le nombre de Belges surendettés a baissé de près d’un quart entre 2002 et 2008.Lors de sa visite chez Prêt d’Union, Benoît Hamon a annoncé que le fichier positif ne serait néanmoins pas mis en place avant fin de 2014 compte tenu de l’ampleur du projet.

En attendant, on fait quoi ?

D’ici là, le Ministre a insisté sur la nécessité de développer une attitude responsable pour prévenir efficacement le surendettement. Il a participé à l’étude complète d’un dossier de crédit et a pu noter le sérieux du pôle acceptation de Prêt d’Union. En effet, chaque demande fait l’objet d’une analyse de solvabilité financière. Prêt d’Union demande systématiquement pour chaque demande les Relevés de Compte Bancaires de l’emprunteur! Une initiative concrète et efficace, encouragée par le ministre. De plus, il a salué les efforts persistants de Prêt d’Union qui est le seul établissement de crédit à ne pas proposer de crédit renouvelable. Prêt d’Union est l’exemple même qu’être un établissement de crédit et éviter le crédit revolving, c’est possible !

La suite à l’été 2013

Chez Prêt d’Union, de vrais conseillers, comme vous, comme nous.
Chez Prêt d’Union, de vrais conseillers, comme vous, comme nous.

C’est donc à l’été 2013 que devrait sortir le projet de loi finalisé de Monsieur Hamon qui vise à ce que les établissements de crédit se responsabilisent. La mise en application de ses recommandations comme le fichier positif prendra du temps. Cependant, elle semble indispensable à l’assainissement du crédit à la consommation pour favoriser une souscription responsable et limiter au maximum le surendettement. Par des procédures d’octroi mieux documentées et une information plus accessible, les consommateurs seront ainsi mieux protégés. Reste à connaître la réaction des banques. Le crédit doit retrouver un visage humain trop longtemps perdu. Espérons que Monsieur le Ministre saura convaincre les acteurs du crédit de repartir à la rencontre de leur client en toute transparence. De notre côté, nous n’en doutons pas !

 

4 commentaires

4 réflexions sur “ Projet de loi sur la consommation : Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation rend visite à Prêt d’Union ”

  1. Bravo. Je pense que cela va permettre à certaines banques de poursuivre leur sélection des potentiels emprunteurs (l’argent va à l’argent) et que de ce fait il y aura de plus en plus de différences entres les riches et les pauvres. Ceci devient catastrophique pour les plus démunis qui ont obligation de posséder un compte et de se déplacer pour obtenir quelques euros. Les banques ont maintenant tous les monopoles « elles font ce qu’elles veulent de nos comptes, passent les opérations comme cela les arrangent -débits avant crédits, soit intérêts pour elles, assurances voitures, habitations, mobiles, etc…) et le petit client ne se sent plus client mais quémandeurs, c’est triste. Aujourd’hui encore, le petit client peut avoir recours à un établissement de crédit pour un achat imprévu, mais allez voir votre banque !!! Elles ne sont plus humaines et oublient trop souvent l’origine de la création du premier établissement bancaire. Si ces établissements disparaissent que ce soit au moins une reconversion en prenant exemple sur PRÊT D’UNION » qui prête juste ce qu’il faut et à un taux raisonnable). Surtout qu’ils ne soient pas aussi gourmands que les banques qui, je l’espère, subiraient les mêmes contraintes avec leurs comptes Anti-Dépassement à presque 20%. Pour ma part, je crois que ce sera tellement long à mettre en place que ce projet ne verra jamais le jour.

  2. Les banques ont toutes le même objectif. Se faire de l’argent sur le dos des clients que ce soit dans les crédits ou dans les placements. L’argent est un produit. Alors c’est certain, le client modeste n’a aucun recours, s’il demande un prêt à un taux raisonnable et qu’on lui refuse, il se tourne vers un prêt à taux plus important (genre revolving) sinon il renonce à entreprendre quoi que ce soit. Si par malheur, il lui arrive des déboires où il a un impayé, alors là, il est assommé par les frais de la banque et du prêteur, qui l’enfoncent d’autant. Non, la banque (prêt d’union) ou les autres ne sont pas des oeuvres sociales, on ne leur demande pas cela, Il y a un minimum à traiter correctement un client, et à l’aider dans la mesure où il fait ce qu’il peut pour respecter ses engagements. C’est tout le contraire, quand il a la tête sous l’eau, on l’aide à couler.

  3. Pourquoi encore un fichier? Après le fichier des mauvais, le fichiers des bons. Si le gouvernement veut sincèrement (?????) lutter contre le surendettement, la solution est simple; frapper les banques au porte monnaie en diminuant le taux d’usure de 20% à à environ 8%. Par ce taux les crédits revolvings, source première du surendettement, auront tendance à fortement diminuer ou les gens à être moins endetté.

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